Programmation scientifique

Programmation scientifique

Programmation scientifique

La programmation scientifique du CRIEST s’organise par cycles de recherche. Chaque cycle permet de structurer les travaux du collectif autour des transformations territoriales, des innovations sociales, des communs, de la transition sociétale et écologique et des capacités d’action des milieux de vie.

La programmation actuelle est présentée en premier. Les programmations précédentes sont accessibles en archives.

Programmation actuelle

Programmation 2026-2030

Le droit au territoire et la transition socioécologique : changements de paradigme en développement territorial pour aller vers des sociétés justes et durables.

La nouvelle programmation de recherche du CRIEST vise à renouveler les façons de penser le développement territorial dans un contexte marqué par des crises sociales, écologiques et politiques. Elle invite à reconsidérer la place du territoire local, non pas comme un simple espace d’exploitation des ressources, mais comme un milieu de vie, un espace d’appartenance, de mobilisation, de conflit, de coopération et de transformation.

Cette programmation s’organise autour du principe du droit au territoire, dans une perspective de transition sociétale et écologique. Elle cherche à comprendre comment les initiatives locales, citoyennes, rurales, urbaines, nordiques ou interculturelles peuvent contribuer à faire émerger des modèles de société plus justes, plus durables et plus démocratiques.

Cette réflexion prend appui sur trois ancrages conceptuels principaux : le commun, le buen vivir et les milieux de vie.

Le commun

L’approche du commun permet d’analyser les ressources partagées, les formes de gouvernance collective, les usages des territoires et les règles produites par les communautés pour préserver, transformer ou faire vivre leurs milieux.

Elle met l’accent sur la valeur d’usage des ressources naturelles, sociales et culturelles plutôt que sur leur seule valeur économique ou marchande.

Le buen vivir

L’approche du buen vivir propose une vision du développement centrée sur le bien vivre, la justice sociale, la justice territoriale et une relation plus harmonieuse entre les humains, les communautés et la nature.

Elle permet de penser des formes de développement qui ne reposent pas uniquement sur la croissance économique, mais sur la qualité des milieux de vie et le respect des écosystèmes.

Les milieux de vie

La notion de milieu de vie permet de penser le territoire comme un espace vécu, habité, partagé et traversé par des relations sociales, culturelles, économiques, écologiques et politiques.

Elle rappelle que le premier usage du territoire est d’y vivre, d’y habiter, d’y tisser des liens et d’y construire des capacités collectives.

Une ambition scientifique

Cette programmation cherche à faire dialoguer le commun, le buen vivir et les milieux de vie afin de contribuer à une approche renouvelée du développement territorial. Elle vise à comprendre comment les initiatives locales peuvent nourrir des transformations plus larges, en faveur du droit au territoire, de la justice sociale et de la transition socioécologique.

Archives

Programmations précédentes

Les programmations antérieures sont conservées ci-dessous comme archives scientifiques du CRIEST.

2022-2026
Programmation en consolidation

Espace réservé

Programmation 2022-2026

Cette section est prévue pour accueillir les contenus relatifs à la programmation 2022-2026.

Elle permettra de documenter les suites de la programmation précédente, les évolutions scientifiques du collectif, les nouveaux objets de recherche, les activités réalisées et les productions issues de cette période.

Contenus à ajouter

  • Présentation générale de la programmation 2022-2026.
  • Évolution des axes de recherche.
  • Projets, terrains et démarches collectives.
  • Journées d’étude, séminaires et communications.
  • Publications et ressources produites.
  • Principaux apprentissages de la période.
2018-2022
Transition, communs et buen vivir

Programmation antérieure

Programmation 2018-2022

Notre programme de recherche vise à poser un regard réflexif sur les nouveaux modèles d’action en développement territorial. Notre cadre d’analyse s’inscrit dans un nouveau paradigme émergeant, à savoir le paradigme de la transition, laquelle doit combiner les sphères sociétale et écologique.

L’approche écologique et l’approche sociétale, prises séparément, ne suffisent pas. Il faut penser l’interrelation entre ces deux dimensions. Notre hypothèse est que les initiatives qui prennent naissance dans les milieux de vie peuvent combiner ces deux sphères et ainsi devenir des alternatives sociétales.

Cette hypothèse prend appui sur deux approches conceptuelles principales : les communs et le buen vivir.

Les communs

L’approche des communs permet d’analyser les ressources partagées, les règles collectives et les formes de gouvernance par lesquelles des collectivités peuvent produire de nouveaux équilibres organisationnels entre les humains, les institutions et l’usage de la nature.

Dans cette perspective, le commun structure des territoires sociaux et écologiques où prime l’usage, la valeur d’usage et l’importance du milieu de vie pour les acteurs et les citoyens.

Le buen vivir

L’approche du buen vivir rejoint sur plusieurs plans celle des communs, tout en posant le regard à une échelle davantage sociétale.

Elle traduit les aspirations de collectivités marquées par des rapports sociaux inégalitaires, des contextes de précarité, de colonialisme et de dépendance, et propose une vision holistique, solidaire et écologiste du développement.

Une ambition scientifique

Cette programmation cherche à imbriquer davantage les approches du commun et du buen vivir, qui ont souvent suivi des trajectoires parallèles et distinctes. Elle vise à comprendre comment les pratiques réflexives, les apprentissages collectifs et les innovations institutionnelles peuvent favoriser des formes d’action territoriale capables de transformer les conditions de vie.

Bibliographie du devis
  • Angulo-Baudin, W., J.-L. Klein et D.-G Tremblay (2017). « Potencial y límites de las estrategias culturales de reconversión urbana: el caso de Bilbao », Finisterra, Revista Portuguesa de Geografia, vol. LII, no 105, p. 49-78.
  • Bacquée, M.-H. et C. Biewener (2013). L’empowerment, une pratique émancipatrice, Paris, La Découverte.
  • Bennet, A. et D. Bennet (2013). Knowledge Mobilization in the Social Sciences and Humanities: Moving from Research to Action, MQI Press.
  • Bouchard, M.-J. et B. Lévesque (2017). « Les innovations sociales et l’économie sociale : nouveaux enjeux de transformation sociale ».
  • Boyd, D. R. (2017). The Rights of Nature: A Legal Revolution that Could Save the World, Toronto, ECW Press.
  • Dardot, P. et C. Laval (2014). Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle, Paris, La Découverte.
  • Dedeurwaerdere, T. (2014). Sustainability Science for Strong Sustainability, Cheltenham, Edward Elgar.
  • Durand-Folco, J. (2015). « Bâtir, habiter et penser la transition par le milieu », Milieu(x), no 2, p. 51-57.
  • Fontan, J.-M., J.-L. Klein et D. Bussières (2014). Le défi de l’innovation sociale partagée. Savoirs croisés, Québec, Presses de l’Université du Québec.
  • Gudynas, E. et A. Acosta (2011). « La renovación de la critica al desarrollo y el buen vivir como alternativa ».
  • Klein, J.-L. (2016). « Le territoire dans la construction d’une vision alternative de développement ».
  • Klein, N. (2015). Tout peut changer. Capitalisme et changement climatique, Montréal, LUX Éditeur.
  • Ostrom, E. (1990). Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action, Cambridge, Cambridge University Press.
  • Santos, B. de Sousa (2011). « Épistémologies du Sud », Études rurales, no 187.
  • Torre, A. (2015). « Théorie du développement territorial », Géographie, économie, société.
  • Wright, E. O. (2012). « Transforming Capitalism through Real Utopias », American Sociological Review.